La solitude fait partie fondamentalement de l’être humain, mais peut s’avérer pathologique lorsque l’on en souffre profondément. Car on peut choisir de vivre seul, d’être solitaire sans souffrir de la solitude, alors que l’on peut être en couple, avec des amis et se sentir profondément seul !

 

Ressentir de la solitude intérieure est un sentiment qui renvoit à un vide intérieur, à ne pas pouvoir garder en nous le sentiment psychique d’être avec les autres, de ne pas pouvoir construire des personnages intérieurs qui nous accompagnent au quotidien et qui permettent de nous sentir en confiance.

 

C’est bien pour cela que Donald W. Winnicott a interrogé dans son livre « la capacité d’être seul » Petite bibliothèque Payot, l’aptitude à être seul psychiquement, dans les premiers temps de la vie. Selon ce célèbre psychanalyste, «la capacité d’être seul » constitue en effet la maturité affective de l’enfant, ainsi que la base à partir de laquelle s’élabore la solitude.

 

Cependant certains enfants ont des expériences dites « traumatiques » (solitude synonyme de détresse), qui renvoie à la perte de « l’objet », à la non séparation. Cela développe chez l’individu, le vide, le sentiment d’inexistence, le manque. Manque qui pourra pour certains individus être comblé par différentes tentatives d’autoconservation du corps et de la psyché, comme l’addiction.

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